1- AMENAGEMENT
DE LA PARCELLE

Aménagement hydraulique
Quelques règles de base doivent être respectées afin de lutter contre les risques d’érosion dès la plantation. Le respect de ces quelques règles évite bien souvent de mettre en place des mesures correctives lourdes.
Parmi les éléments principaux, citons :
> Une longueur de rang adaptée à  la pente ;
> Le recul des plantations par rapports aux voies de circulation ;
> La réalisation de ruptures de pentes ;
> La mise en place de contours enherbés.
Par ailleurs, la maîtrise du ruissellement sera améliorée par une réflexion collective à  l’échelle d’un coteau. D’autres aménagements périphériques à  la plantation, tels que la mise en place de bassin de rétention, de décanteurs ainsi que le maintien et l’entretien des murets et des fossés, permettront de faciliter l’écoulement des eaux.

Préparation de la parcelle
La préparation du sol devra permettre d’extraire mécaniquement les racines, de décompacter le sol et d’enfouir la fumure de fond si elle se justifie. Il faudra veiller toutefois à  ne pas remonter de couches du sous-sol notamment dans le cas de sols calcaires.
Durant cette phase, et si le court-noué a été diagnostiqué sur la parcelle avant arrachage, un applicateur agrée réalisera la désinfection des sols. Dans la mesure du possible, un repos du sol (l’efficacité optimale est obtenue au bout de 8 ans) sera mis en oeuvre.
Quel que soit la durée de repos du sol, une couverture végétale s’impose. Le type d’espèces à  implanter est fonction de deux objectifs :
> Lutte contre le ruissellement
> Amélioration du fonctionnement biologique du sol.
Certaines situations sont plus exposées à  la présence de nématodes et de court-noué, présence de cerisiers, merisiers, ronces, aubépines¦
La reprise par des travaux superficiels permettra de planter sur un sol nivelé et meuble. En cas d’utilisation d’outils rotatifs, ceux-ci ne devront pas provoquer la formation de semelle. Il est essentiel de travailler en conditions ressuyées, afin d’éviter le tassement des sols et le risque d’asphyxie des plants qui en résulte.

pepinieristes-hronologie-plantationProgrammation des opérations :

> étape 1 :
Réaliser une analyse de sol afin de caractériser les éventuelles déficiences du sol. Un profil cultural permettra d’analyser la structure du sol et du sous-sol et d’envisager des mesures correctives telles que le sous-solage. Un test sanitaire sur la vigne en place déterminera la présence éventuelle de viroses et notamment du court-noué. La non détection de nématodes lors d’une recherche dans le sol n’est pas une garantie de leur absence dans la parcelle.

> étape 2 :
Dévitaliser les ceps après la dernière récolte pour détruire en profondeur le système racinaire et donc priver les nématodes de support alimentaire. Toutes les précautions d’applications doivent être prises en évitant particulièrement les dérives. Commander au pépiniériste suffisamment tôt pour lui permettre de mettre en oeuvre le greffage nécessaire.

> étape 3 :
Extraire les racines et éliminer les souches. Préparer le sol en profondeur, apporter la fumure de fond. Si nécessaire, ce sera l’occasion de procéder à  quelques aménagements parcellaires notamment des tournières.

> étape 4 :
La préparation du sol en surface et la plantation. Il est illusoire d’espérer réaliser toutes ces étapes en seulement 6 mois de temps. La chronologie minimale de la succession de ces différentes opérations demande deux ans de l’analyse de sol à  la plantation. En particulier, une période d’un an est nécessaire entre l’arrachage et la replantation afin de réaliser dans les meilleures conditions les opérations de travail du sol. C’est une occasion unique de rattraper les conséquences d’un tassement des sols trop important.